Notre institution
1865
Nous sommes sous le règne de Napoléon III. La FRANCE connaît un grand essor, industriel,commercial, artistique, littéraire et scientifique. Par la loi Falloux l'Empereur donne à l'Eglise la haute main sur l'enseignement. A cette époque, Perpignan s'arrêtait au Pont Joffre et le Vernet était un petit quartier. C'est dans ce contexte que Monseigneur Ranadier évêque de Perpignan, décide la construction d'un collège nommé Saint Louis de Gonzague. Il sera implanté au Vernet qui était à l'époque en pleine campagne. Aussi Saint Louis deGonzague fut surnommé Saint Louis des Champs ou Grand Saint Louis. Les travaux débutaient en 1865. Le projet était grandiose. L'éxécution des plans fut confiée à M. Ewald architecte à Perpignan.
1867
L'institution fut terminée et les premiers élèves effectuèrent leur rentrée cette année-là. L'institution accueillait jusqu'à 500 internes garçons uniquement, venus des différents points du département. La direction de l'institut fut confiée à l'abbé Roca, étonnant personnage prêtre ésotérique et social qui finit anticlérical et excommunié (vie de l'abbé Roca édition bulletin ASL des PO en 1985).
1870
Napoléon III est destitué. La FRANCE est en guerre contre la PRUSSE et l'ALLEMAGNE. L'institution Saint Louis de Gonzague est réquisitionnée pour en faire un hôpital militaire.
1872
Saint Louis redevient institution et les élèves reprennent le chemin de l'école. Sous la III° République l'institution reprend son activité scolaire. Mais la reprise sera de courte durée. Le gouvernement décide de la dévolution des biens de l'Eglise à l'Etat. Saint Louis sera donc dévolu à la Ville de Perpignan. Cette époque est très mouvementée, l'évêque refusant de céder les locaux. L'Eglise excommunie toutes les personnes ayant une responsabilité dans cette affaire.
1908
Le clergé quitte Saint Louis et l'institution sera provisoirement fermée. Saint Louis ira s'installer dans l'actuel Saint Louis de Gonzague au Haut Vernet.
1910
La Mairie de Perpignan décide de préter les locaux au bureau de bienfaisance. Certains projets d'aménagement sont envisagés. En attendant l'institution est fermée. Mais malheureusement ces projets n'ont pas eu le temps de voir le jour.
1912
Le projet de la rénovation de Saint Louis apparait. Celui-ci est grandiose, mais l'école supérieure ne sera pas aménagée et seules les écoles primaires et maternelles seront terminées. Elles accueillent les premiers élèves en l9l7 sous le nom d'écoles Lamartine.
1914
L'établissement est à nouveau réquisitionné. Il devient hôpital militaire : "Saint Louis de Gonzague complémentaire n°42" . Le rez de chaussée de l'actuelle école Pasteur est le bloc opératoire. Les étages sont occupés par des centaines d'indochinois que l'on a fait venir pour soigner les blessés, et pour travailler, afin de suppléer les hommes partis au front. On les appelle "annamites". Les jeunes-filles de bonnes familles de Perpignan viennent aider aux soins. Kermesses et ventes de charité sont organisées dans la chapelle au profit des blessés de guerre.
1937
A la fin de la guerre et jusqu'en 1937, le bureau de bienfaisance utilise le rez de chaussée et la chapelle de l'institution pour l'accueil des familles indigentes. Les tribus de gitans installent leurs roulottes et leurs chevaux dans la cour. L'institution devient un véritable campement. Puis on a besoin des locaux pour accueillir les victimes de la guerre d'Espagne. Les gens du voyage opposent un refus spectaculaire, Les filles dansent nues devant les policiers venus les expulser. Puis c'est la reculade tragique de la guerre d'Espagne. L'institution redevient hôpital Saint Louis, le rez de chaussée et le premier étage accueillent les blessés. La chapelle est le bloc opératoire. Le corps de garde se tient dans la loge actuelle. Saint Louis dispose de 550 lits pour blessés. Les réfugiés espagnols occuperont les locaux pendant plusieurs années encore.
1940
Au début, un commisariat au travail est créé pour répondre aux besoins du moment. Les centres d'apprentissages dont le lycée AL SOL a été l'héritier sont mis en place. Pour Perpignan, le centre d'apprentissage filles sera implanté rue de Belfort dans une ancienne maternité,(Ce bâtiment a plus tard hébergé l'ecole de perfectionnement du docteur Simon rebaptisée Juan Miro) tandis que les garçons s'installent à la Roseraie(ancien L.P Charles Blanc). La dénomination à l'époque est "le centre des jeunes". La maison de Belfort est baptisée AL SOL - c'est une vieille batisse qui est aménagée tant bien que mal. Elle accueille 3 sections 1 commerce - habillement - enseignement ménager et pour tous, enseignement général. Les locaux sont vétustes, les réfectoires en sous-sol prennent l'eau.
1942
L'effectif est de 80 élèves dont 25 internes. L'anée suivante il est de 125, il n'y a plus de places, les effectifs augmentent chaque année. Pourtant Al Sol fonctionnera à la rue de Belfort pendant 5 ans encore avec une fermeture en juillet 1944 et jusqu'à la fin de la guerre. Durant cette année de fermeture, le personnel s'emploie à obtenir des locaux plus grands. La municipalité cède l'ancien Saint Louis de Gonzague ou du moins la partie qui n'est pas occupée par l'école primaire et matemelle Lamartine.
1970
L'école primaire est partagée en 2 écoles : Pasteur (école de garçons) et Lamartine (école de filles). L'ensemble des deux écoles primaires compte environ 44 classes dans les années 70. Les effectifs chutent ensuite régulièrement avec la création d'écoles périphériques : Victor Hugo ; Victor Duruy et Pont-Neuf ; Jean-Jaurès ; Emile Roudayre ; Georges Dagneaux... Au fur et à mesure, le lycée Al Sol s'agrandit et s'empare de locaux. A l'occasion du départ à la retraite de Madame Boy, directrice de l'école des filles, les deux écoles primaires fusionnent. Une seule direction est instituée. Mr Proudhon, directeur de l'école Pasteur se voit confier la direction de l'ensemble, avec décharge complète.
1999
Le poste est ramené à une demi-décharge en septembre 99. Mais l'école reste la plus importante de Perpignan avec 290 élèves.
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